actualite 2021-07-01

Assurance-vie et Livret A, les produits stars de l’épargne jeunesse

Assurance-vie, Livret A, PEL… Se lancer dans la constitution d’une épargne jeunesse nécessite de faire des choix entre les différentes solutions disponibles. Tour d’horizon des forces et limites des produits phares.

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L’assurance-vie, la meilleure alternative à long terme

L’assurance-vie est un contrat par lequel « l'assureur s'engage, en contrepartie du paiement de primes, à verser une rente ou un capital à l’assuré ou à ses bénéficiaires1. » Véritable boîte à outils, elle est considérée comme LE placement préféré des Français2, celui que les parents plébiscitent en priorité pour constituer l’épargne jeunesse de leurs enfants.

 

A la souscription, l’assurance-vie offre la possibilité, au(x) parent(s), grand-parent(s), contractant quel qu’il soit, de décider de mettre le contrat au nom de l’enfant ou à son propre nom et dans ce cas, de désigner l’enfant comme bénéficiaire. Cette dernière option est plus favorable et adaptée à un montant de patrimoine conséquent, car elle permet une exonération des droits de succession3.

 

Après ouverture du contrat par un versement initial et selon les conditions contractuelles en vigueur spécifiques à chaque contrat d’assurance-vie, il est possible d’effectuer des versements, réguliers ou non, sans aucune limite de montant. Même s’il est fiscalement plus intéressant d’épargner pendant au moins 8 ans, il est néanmoins tout à fait possible d’effectuer des retraits ou de clôturer le contrat à tout moment. À l'issue du contrat, les bénéficiaires peuvent récupérer les sommes investies, augmentées des gains éventuels et diminuées de frais.

 

L’assurance-vie présente également l’avantage de bénéficier d’une fiscalité intéressante et de plus en plus avantageuse au fil du temps. L’association possible d’un pacte adjoint4 garantissant un contrôle sur les fonds jusqu’aux 25 ans de l’enfant ou du petit-enfant apporte encore une sûreté supplémentaire.

 

Sans entrer dans la définition du profil d’épargnant d’un contrat d’assurance-vie, on peut néanmoins s’accorder sur le fait que l’assurance-vie s’adresse en priorité aux épargnants qui envisagent une durée de placement long terme, et idéalement supérieure à 8 ans.

 

Enfin, l’assurance-vie est le produit qui offre la fiscalité de la transmission la plus attractive. Alimentée avant les 70 ans du souscripteur, elle exonère les transmissions jusqu’à 152 500 €. Par ailleurs, son taux de taxation au-delà des 152 500 €, équivalent à 20 %, reste mesuré.

 

En savoir plus sur l’assurance-vie

 

Le Livret A, un produit d’épargne jeunesse empli d’affect

Le livret A est un produit d’épargne réglementé par l’État, qui seul décide de son fonctionnement, de son taux, de son plafond, de la qualité de ses titulaires, et dont les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Au coude-à-coude avec le contrat d’assurance-vie, le Livret A bénéficie toujours d’une très puissante cote de popularité : pour preuve, 55 millions de Français tous âges confondus en possèdent un5. Sans frais, liquide, sans risque et garanti par l’État, le Livret A offre la sécurité optimale d’une épargne jeunesse prudente et attachée aux symboles (traditionnellement, l’ouverture d’un Livret A a souvent coïncidé avec une étape de vie importante : naissance, entrée dans l’adolescence, premier salaire…). S’il paraît parfaitement adapté à la constitution d’une épargne jeunesse, puisqu’il peut être ouvert au nom de l’enfant dès sa naissance, on peut néanmoins regretter son plafond relativement bas, puisque fixé par le législateur à 22 950 €, et son taux de rendement également faible, puisque fixé à 0,5 % depuis le 1er février 20206.

 

Ce modèle de placement d’épargne jeunesse s’adresse aux parents conscients de la très relative rentabilité du Livret A mais désireux d’un produit d’épargne liquide et dénué de risque.

 

Les autres solutions d’épargne jeunesse

Avec un versement initial minimum de 225 euros, le Plan d’Épargne Logement (PEL) peut être souscrit dès la naissance, nécessite une obligation de versement annuel minimum de 540 euros et autorise le plafond de dépôts le plus haut, avec une limite fixée à 61 200 €. Cet avantage notable est néanmoins temporisé par une fiscalité peu attractive d’une part (Le taux d'intérêt est fixé à l'ouverture du PEL. Il est de 1 % depuis le 1er août 2016), et une épargne non disponible d’autre part. En effet, durant les 4 premières années -durée minimale du placement-, un retrait est envisageable mais sans possibilité de bénéficier pleinement des avantages du produit. Le PEL peut être alimenté pendant 10 ans. Passée cette durée, il n’est plus possible d’effectuer des versements. En revanche, le PEL continue de produire des intérêts pendant 5 ans.

En savoir plus sur le PEL

 

Le Compte Epargne Logement (CEL) nécessite un minimum de 300 € de dépôt à l’ouverture, avec un plafond à 15 300 € et un taux annuel de rémunération à 0,5 %. Jusqu’aux 18 ans de l’enfant, le représentant légal assure la gestion du compte, dont les fonds sont disponibles à tout moment.

En savoir plus sur le CEL

 

On citera également le livret ou compte d’épargne bancaire, un compte rémunéré qui permet de conserver l’épargne disponible sans limite de montant ni de durée, et dont le taux d’intérêt librement fixé par les banques se situe en moyenne entre 0,2 et 1,5 % par an. Comme pour le CEL, les fonds peuvent être retirés à tout moment, la gestion du compte est assurée par le représentant légal jusqu’aux 18 ans de l’enfant.

À compter des 12 ans de l’enfant, de nouvelles possibilités d’épargne jeunesse s’offrent aux parents et grands-parents soucieux de préparer l’avenir de leurs descendants. Parmi elles, le Livret Jeune, dont l’ouverture nécessite un minimum de 10 € et le plafond est fixé à 1 600 €. Jusqu’à leurs 16 ans, les détenteurs du compte doivent obtenir l’autorisation de leur représentant légal pour effectuer un retrait. La clôture du livret jeune doit intervenir au plus tard le 31 décembre de l’année du 25ème anniversaire de l’intéressé. Alors, la banque transfère les sommes figurant au crédit du livret jeune sur le compte qui lui aura été désigné.

En savoir plus sur le Livret jeune

 

Cumuler les solutions pour davantage d’agilité

En conclusion, il existe deux façons d’épargner pour ses enfants et/ou petits-enfants.

 

La première consiste à investir dans des produits bancaires qui serviront plus tard à financer leurs études, à les aider à devenir primo-accédant, à apporter du capital à leur projet d’entreprise...

 

La seconde revient à souscrire des placements à leur nom, dont ils pourront librement disposer à partir d’un certain âge.

 

Ces alternatives ne sont pas exclusives l’une de l’autre. Dans certains cas, il est tout à fait possible de les cumuler : cela permet d’apporter encore plus d’agilité à l’épargne jeunesse et d’en diversifier les placements.

 

Dans tous les cas, le « bon placement » est le fruit d’une pondération multifactorielle entre la nature du profil de l’épargnant (prudent ou plus audacieux), le montant du patrimoine, la structure de la famille, le moment de vie, l’opportunité fiscale.

 

Nos conseillers se tiennent à votre disposition pour vous accompagner. N’hésitez pas à vous rapprocher de votre interlocuteur dédié.

 

(1) https://www.economie.gouv.fr/particuliers/soucrire-contrat-assurance-vie
(2) https://www.ffa-assurance.fr/etudes-et-chiffres-cles/assurance-vie-la-collecte-nette-en-unites-de-compte-atteint-avec-pres-de-11
(3) https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/N89
(4) Le pacte adjoint permet au souscripteur de l’assurance-vie au bénéfice d’un mineur d’inclure une clause déterminant l’âge auquel le donataire pourra disposer des sommes données., âge obligatoirement situé entre son 18ème et son 25ème anniversaire.
(5) https://www.caissedesdepots.fr/dossier/livret-mais-quoi-sert-mon-epargne
(6) Taux révisable conformément à la réglementation en vigueur
 

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